Échecs commerciaux et joies familiales simplesPartie X · pages 139–153
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Page imprimée 139Tu n'as plus fait de commerce. Notre destin, le ciel nous a ` créés non pas pour le commerce, si nous nous mêlions du commerce, si nous ne perdions pas d'argent, nous serions trompés jusqu'à l xiếng Hểng, comme la fois où nous avons ouvert l'imprimerie à Hà-Nội, et comme ton voyage pour transporter des marchandises cette fois-ci.
Eh bien, réjouissons-nous de notre sort, toi tu restes à la maison pour élever les enfants et moi je continue ma vie de fonctionnaire avec difficulté.
L'argent était épuisé, tout ce que nous avions, nous l'avons vendu, _ mais l'amour entre nous deux, plus nous étions dans l'adversité, plus nous étions pauvres, plus il semblait se multiplier. Nous sentions que nous devions nous aimer pour créer le bonheur de nos enfants, prendre plaisir à nos enfants, la joyeuse troupe d'enfants réunis nous a consolés et nous a aidés à oublier tous les échecs et les pertes d'argent !
L'année Bính-Thân passée, fut vraiment l'année d'une période de quand, quand trop pour nous. Nous avons accueilli le Tết Đinh-Dậu › avec tant d'espoir, nous avons prié pour que la nouvelle année apporte toute la chance, nous rembourserions toutes nos dettes , de l'année Thân.
L'année Dậu était une année défavorable pour nous deux, tout au long de l'année, bien que nous n'ayons rencontré aucun désagrément, il est vrai que nous n'avons rien eu de ce qu'on appelle la chance !
Page imprimée 140-iáU .
- Pour oublier les difficultés actuelles, moi, jour après jour, j'écrivais des livres et des poèmes, et toi, tu élevais les enfants et t'occupais des tâches ménagères. De temps en temps, pour nous distraire, nous jouions quelques parties de mah-jong avec les enfants, les gains et les pertes __ n'étaient pas énormes, mais ; cela nous a aidés ? à être heureux, .„ Le mah-jong nous a aidés à oublier la souffrance, mais : je devais être près de toi ! Maintenant que tu es morte, je suis triste, je me souviens et pour me consoler, je cherche aussi l'oubli - dans le mah-jong, mais je ne peux pas t'oublier, ma chérie ! À la table de mah-jong, il n'y a que des gens qui te connaissaient, que des gens qui ont déjà joué aux cartes avec eini, en les voyant, je me souviens de toi. En allant avec chaque ._ personne, l'opinion de cín tt sa, tu me parlais toujours .à moi ! En les voyant, moi : j'entends de nouveau, comme un écho à mes oreilles, tes paroles et tes remarques, si justes † Et chaque fois que je rentrais du jeu, tu étais toujours prête à m'attendre pour prendre soin de moi, demander aux enfants de préparer le repas ou c1n irait elle-même préparer la nourriture. Puis je m'asseyais pour manger, tu t'asseyais pour regarder, rnón ãnxinh louait la bonne nourriture et cin montrait sa joie. Nous lu parlions joyeusement entre nous des - _ coups de cartes hauts et bas, cm me taquinait, me louait pour les - parties. 1. 4 De même que lorsque tu rentrais du jeu, tu te vantais de tes coups de cartes dès la porte, puis pour les parties que tu avais gagnées, tu appelais les enfants pour leur donner de l'argent, quelle scène joyeuse c'était ! Aujourd'hui, où est tout cela ? Comment pourrais-je encore t'avoir m'attendant chaque fois que je rentrais de sortie, les coups de cartes hauts et bas que je pouvais encore raconter à áđ, et cên quand pourrais-je entendre - tes paroles rín-rÍt de ent Ì Cũ còn, ils n'ont plus _ -où est la mère aimante pour leur distribuer | de l'argent, pour lun la nourriture pour qu'ils mangent et pour acheter des gâteaux et des bonbons chaque fois que tu revenais du marché ! Et les deux petits-enfants, Bê et Thang Bí, ont fait l'effort d'attendre Grand-mère, comment auraient-ils pu savoir que Grand-mère était partie pour l'éternité ! Ils rappellent toujours l à Grand-mère de faire des gâteaux chơ nous an, et nos enfants ' à l'occasion de l'anniversaire de chacun d'eux, ils rappellent encore : ` - Maman, aujourd'hui, mỹ đủ lăn pour moi un “Gâteau d'anniversaire ! "
Page imprimée 141—— Tu n'es plus là † Au repas, je laisse toujours à côté de moi le bol, les baguettes à ta place, et à chaque repas, Bê rappelle le bol de Grand-mère ! Les paroles chuchotées de l'enfant me déchirent le cœur.
ˆ En me souvenant des anciens repas quand tu étais là, tu t'asseyais seulement dans un coin de la table, mais, la place était large pour moi et ` les enfants, Chaque fois que cn apportait beaucoup de plats, tu ' étais : heureuse : de regarder sans 'cun ủH, nh Et les enfants t'invitaient à manger, tu secouais la tête en disant à tout le monde de manger, puis quand + tout le monde avait fini de manger ; côn alors tu mangeais les restes, s'il n'y en avait plus, tant pis. Je te demandais, tu souriais seulement. Parfois tu `— disais : _= En voyant moi et les enfants ần ngọn, je nhường l ._ Tu t'es toujours sacrifiée pour ton mari et tes enfants.
Le repas thiiy chông củn Ấn on lì te satisfaisait. De même, chaque année à l'approche du Tết, tu ebi te souciais d'acheter des vêtements pour les | enfants, quant à toi, ein ne prêtait pas beaucoup d'attention à Ị tes propres vêtements. Je comprends qu'il y a eu une période où tu n'avais que deux tenues de rechange à la maison et deux áo dài pour te changer et sortir † Les vêtements ịt mais tu savais bien t'habiller, alors tu avais toujours l'air nÌìự dự đật et élégante.
Page imprimée 142——„ Nous lì nous disions souvent : _„“ Nous avons beaucoup d'enfants, cỗt lủm suo pour qu'ils aient assez ! ì" Tu t'inquiétais toujours pour les enfants, chaque fois que l'un d'eux était malade, tu le soignais avec dévouement, quant à toi, tu ne prêtais pas attention à ta propre maladie, et aussi à cause de cette négligence, tu as perdu la vie. Toi, ta douleur à l'estomac n'était pas grave, mais tu n'as pas ciny soigné à fond, moi et ._ les enfants t'avons pressée, cn háo avait déjà des médicaments, puis la maladie a .entraîné des complications en faisant địu les vaisseaux sanguins de l'estomac, ce qui t'a fait mourir, Je pense que je suis en colère contre l'Hôpital Grall, pourquoi quand cm est arrivée, ils ne t'ont pas opérée immédiatement, ils t'ont laissée allongée pendant deux jours jusqu'à ce que tout le sang soit parti, tu étais épuisée, c'est alors qu'ils ont pensé à l'opération ! C'était trop tard ! Tu étais partie, ce sont eux qui t'ont tuée !
De retour à l'année Đinh-Dậu, nous avons vécu tranquillement : ._ une scène familiale joyeuse. Cette année-là, tu n'étais pas occupée par les naissances, mais occupée à Ío Ird nợ xIẾ ni ñìn hợ hơi vấn tu as de nouveau donné naissance à l'enfant Chiiu, l'enfant (Húy-Chủu que tu aimais infiniment et dont tu étais aussi fière car il te ressemblait en partie.
Tu as conçu l'enfant Châu pendant l'année Dậu et l'as mis au monde . I pendant l'année Tuất. Nous avions vraiment beaucoup d'enfants, tu étais aussi douée pour accoucher, et pour élever les enfants rững vô sùng kho léo, : © — En me souvenant du début œñu Mậu-Tuất, nh il y avait un poème d'ouverture | _ Mận-Tuất tuân nàp j'ai quarante-quatre ans, | Jeune n'est plus jeune, la force est encore đt: _ ' Accouchements chaque année, đồng HÌà porte, Văn việc cầu dâm chật, án thư. l . Le bruit de phúa (/lang-Chản résonne dans le hameau, Les poèmes de Lý, Đỗ animent la cour . : Củn tuân, vàn đến côn khai búi, cà Tuải mới nhự mình há chữa !
Page imprimée 143Les accouchements chaque année étaient ton affaire, côn écrire des phrases dâm était mon affaire. J'ai écrit des essais, publié de nombreux livres, mais chu jusqu'à trois mois avant ta mort, je ne t'avais dédié aucun livre et j'avais aussi très rarement offert de livres à qui que ce soit, à l'exception du volume PHONG TỤC VIỆT- | NAM que j'ai respectueusement dédié à luương hón mes Parents et du volume -— TINH THÂN TRỌNG NGHĨA PHLƯỜNGi-ĐÔNG que j'ai affectueusement dédié à mes enfants. . l Ce n'est que lorsque nous avons célébré le trentième anniversaire de notre mariage Xòng, que j'ai eu un livre à te dédier, . le volume CẮM CA VIET-NAM. Au début de ce livre, je t'ai dédié : *Aển tặng hiển thê pour commémorer le trentième anniversaire de notre mariage”. Tu connaissais cette dédicace, mais jusqu'au jour de ta mort, le livre n'avait commencé à imprimer que 16 -_ pages đản, et jusqu'à aujourd'hui, le livre n'est toujours pas ïn terminé.
Tu n'as pas pu voir le livre au soleil, mais j'ai dû laisser -1AÁ- te vénérer quand le livre a été imprimé. C'est aussi une chose qui m'attriste, toute ma vie j'ai écrit un livre pour ma femme, le livre n'était pas encore né que ma femme n'était déjà plus là.
Page imprimée 144Je me souviens quand tu étais encore en vie, mes livres, tu les lisais peu.
Ce n'est pas que tu les dédaignais, mais tu étais occupée toute la journée, et quant aux livres de collection et de recherche, où aurais-tu trouvé le temps de les lire entièrement ?
Tu ne lisais que des romans comme KỶ-VÃNG, l NẾP XƯA ou des nouvelles comme PHONG LƯU ĐÔNG RUỘNG et TRONG LŨY TRE XANH. Le volume l TINH THẦN TRỌNG NGHĨA PHƯƠNG ĐÔNG que j'ai offert aux enfants, tu l'as aussi lu, et tu as eu une opinion très pertinente sur l'article Ngon lửa tự thiêu. Tu m'as reproché de ne pas avoir pu exprimer pleinement l'esprit de loyauté et de justice dans cet article, mais d'avoir plutôt exprimé plus de ressentiment :
Tu avais tout à fait raison de me le reprocher !
Désormais, où es-tu pour que je te lise de temps en temps mes poèmes, mes recueils de nouvelles, et quand pourrai-je encore entendre tes discussions ! Tu es partie, j'ai tout perdu, j'ai perdu même ce qu'il y avait de plus précieux dans le domaine de la création pour bâtir une carrière.
L'année Mậu-Tuất tu as donné naissance à Châu, tu n'as pas eu le temps d'élever Châu qu'un an plus tard tu as donné naissance à Đạt †. Tu n'as fait que donner naissance et élever des enfants, c'était déjà assez de difficultés pour toute une vie, qu'y a-t-il de plus ! Trente ans que nous avons vécu ensemble, vingt : ans tu as été occupée à accoucher, élever des enfants et t'inquiéter des dettes après avoir été trompée ! Les dix autres années ont aussi été des années difficiles, _ à prendre soin de la famille, à t'inquiéter pour ton mari et les autres, et pourtant le ciel a osé te briser le destin ! Tant d'autres, inhumains, ingrats, trompant leur mari, faisant du mal à leurs enfants. Pourquoi continuent-ils à être | Heureux, ils : aussi soufflent de plus en plus avec eh, touchent mais tu es malheureuse -_ sort Ï ' - Si tu as eu des moments de bonheur, ce n'était que le bonheur spirituel, le bonheur dans ; l'harmonie conjugale, le bonheur d'entendre l'enfant gazouiller auprès de sa mère †. Les enfants t'aiment beaucoup, certains regardent la photo | de leur mère et ont les larmes aux yeux. En pensant à toi, ils vont souvent voir tante Thanh ' Il y a & tua niưười hắc, ils ont | vu le pì nhảng phất hình ¡nh de leur chère mère ˆ † , =——— L'année Mậu-Tuái, củl Uÿên a réussi l'examen du baccalauréat ], à la fois le baccalauréat français et le baccalauréat vietnamien ; nous étions très heureux, l'effort d'élever les enfants commençait à porter ses fruits. L'année suivante, Hạnh et Tuân ont tous deux réussi le collège. En élevant des enfants, nous : espérons qu'ils réussiront, leurs premiers résultats non seulement nous apportent de la joie, mais nous promettent aussi beaucoup d'espoir pour eux : dans l'avenir. Kliông ce n'est pas que nous espérons - — nous compterons sur eux, nhưiip n"ôi qui n'aimerait pas que ses enfants réussissent, et le jour où les enfants réussissent est le jour de gloire des parents. Ce jour de gloire, ma chérie, tu l'as vu mais tu n'as pas pu en profiter pleinement. Lyễn a réussi le diplôme supérieur d'économie, Dũng est en troisième année (à l'université de médecine, dans quelques ._ Rặm de plus, peut-être l'un obtiendra son doctorat, l'autre deviendra médecin et -ttong lors des cérémonies de remise de diplômes, les parents seront invités à y assister. [.À ce moment-là, tu ne seras plus là !
Page imprimée 146Est-ce que ton destin était de naître seulement pour donner naissance et élever des enfants, et quand les enfants étaient sur le point de réussir, le Ciel cruel t'a vite rappelée ! Après avoir donné naissance à Châu, l'année suivante tu as donné naissance à Đạt ï C'est le dernier enfant de + nous ! Cette année-là tu avais 36 ans. À seulement 16 ans tu avais déjà 11 enfants _ tu avais vraiment beaucoup d'enfants. Les anciens disaient : Un enfant - "une richesse que personne ne refuse ! Ñhuhig avec une portée d'enfants vừnh năm mội đồng nhà cửa, vợ chẳng nous (a étions inquiets depuis longtemps, et l'inquiétude s'est transformée en peur. Si ça continuait comme ça, nous aurions dû avoir jusqu'à 17, 18 enfants ! Avec quoi les élever et comment les éduquer pour qu'ils deviennent des personnes accomplies. _ La fois où tu étais enceinte de Đạt. nous † avons pris une décision audacieuse : Ein cội buông trưng pour ne plus continuer à donner naissance, Eii đảnh a dû se sacrifier devant la situation pas très aisée de la famille, cette ligature des trompes a été encouragée par certains amis.
Tu as donné naissance à Đạt à la maternité Từ Dũ.
À ce moment-là, nous n'avons pas pu embaucher de domestique, pendant que tu allais accoucher, il a fallu demander à la grand-mère de la famille de Tấn de venir aider à surveiller. Tu es allée accoucher à la maternité Iừ Dã parce que là ._ tu connaissais la doctoresse Ái, la surveillance de la maternité était aussi attentive. Le plus regrettable pour toi, c'est qu'au moment où tu as été opérée pour la ligature des trompes, il n'y avait personne à la maison, aucun de tes enfants n'est venu te voir, il n'y avait que moi qui allais et venais deux ou trois fois par jour avant ou " -ồẻö.—— ừừ.ừ..ẹ..ựyaow00xwxw après les heures de travail. Ce midi-là, quand je suis entré, tes mains et tes pieds étaient attachés au lit. Tu avais subi l'opération, et comme il n'y avait personne à la maison pour te surveiller, la maternité avait peur que tu bouges et touches la blessure, alors ils t'avaient attaché les mains et les pieds ! Quand je suis entré, tu étais réveillée, tu m'as dit de te détacher les mains et les pieds, mais comme je ne savais pas comment faire, je n'ai pas osé te détacher. Tu m'as supplié, mais „ ce n'est que lorsque l'infirmière est arrivée et que je lui ai demandé, que je t'ai détachée. . Cette dernière naissance, tu as vraiment eu du mal. L'endroit de l'opération te causait parfois des désagréments par la suite, et cette opération a aussi eu un impact sur ta santé.
Tu es restée à la maternité, environ 20 jours au total. | C'est moi qui suis venu te chercher avec notre vieille voiture. De retour à la maison, tu n'as pas pu te reposer longtemps, tu as dû de nouveau t'occuper des tâches ménagères, prendre soin des enfants.
Tu aimais beaucoup les enfants, tu ne les frappais jamais, quand ils faisaient des bêtises, même très en colère, tu ne faisais que les gronder. Tu ne voulais pas non plus que je frappe les enfants. Chaque fois qu'un enfant faisait une bêtise, si je le frappais, tu faisais la tête.
Tu racontais souvent l'histoire de quand tu étais petite et que tu étais battue : souvent tu étais battue de manière très injuste juste parce que la concubine incitait Papa.
Tu te souvenais d'une nuit, quand tes sœurs et toi dormiez ` profondément, Papa était rentré ivre de quelque part, je ne sais pas comment cette femme l'avait incité, Papa avait réveillé tous les enfants pour les battre, sans distinguer qui avait fait une bêtise et qui n'en avait pas fait. Toi-même, tu ne comprenais pas quelle faute tes sœurs et toi aviez commise pour être tirées du sommeil `" ẻö———___————nNnggộổạợgẹeryraà << _<®wammua par Papa, ba toong Papa phang ! La scène de la belle-mère avec les enfants n'est jamais différente Ì Combien de fois le gâteau de riz gluant a-t-il des os, combien de fois une belle-mère aime-t-elle les enfants de son mari.
Page imprimée 147Tu aimais les enfants, tu prenais soin d'eux dans les moindres détails, et surtout tu faisais attention à leur nourriture. À chaque repas où les enfants ne voulaient pas manger, tu pensais immédiatement aux plats qui ne leur plaisaient pas : alors au repas suivant, tu faisais de ton mieux avec le peu d'argent que nous | avions pour changer de plat afin que les enfants mangent !
Aimant les enfants, tu n'oubliais pas ton mari. Jamais tu ne me laissais manquer de quoi que ce soit, sauf dans les cas où c'était impossible. Tu t'occupais de chacun de mes petits déjeuners, moi et les enfants avions toujours assez, s'il manquait quelque chose, ce n'était que pour toi. Une fois, je l'ai remarqué, je t'ai demandé, tu as répondu :
- Je travaillais tellement que j'en oubliais la faim !
C'était vraiment émouvant, tu ne pensais pas à manger, seulement à travailler.
En écrivant ceci, je me souviens encore de ces matins, je venais de descendre du lit, tu étais encore en train de dormir et tu t'es empressée de me dire :
- Ce matin, ne mange pas de pain aux œufs, j'ai ça pour toi !
Alors tu t'es aussi empressée de te lever après moi pour t'occuper de mon petit déjeuner. Tu as sorti le paquet de gâteau que j'aimais, tu l'as coupé et disposé sur une assiette, tu as préparé un verre de lait au cacao. Je m'asseyais pour manger, tu t'asseyais pour regarder, tu étais heureuse de me voir manger avec appétit.
Page imprimée 148L1 120ÐĐ@C,CNẠẠgẠ/ẠgẠƑ—ỐỐ Ou bien certains matins, tu me préparais un bol de nouilles, tu en cuisinais un autre bol pour les deux petits-enfants, et ce qui restait était ta part !
Comment pourrais-je oublier tes soins, et comment pourrais-je oublier ton visage joyeux, quand tu nous voyais, moi et les enfants, manger avec appétit. La scène joyeuse de notre famille n'est plus ! Tu es partie pour l'au-delà, et aujourd'hui, ce qui me reste, ce n'est que le souvenir et la nostalgie...
La même année, nous avons quitté la maison de la rue Hai Bà Trưng pour déménager à notre adresse actuelle. Comme toutes les autres fois, tout a été arrangé par toi, et quand je suis rentré à la maison, tu avais déjà tout installé et rangé.
Cette nouvelle maison était aussi assez spacieuse, avec une architecture solide. Avec tes mains, avec ton sens artistique, tu avais décoré la maison avec beaucoup de goût en utilisant nos meubles modestes.
Notre vie était moins difficile à cause des dettes dues à l'escroquerie, tu en avais aussi remboursé pas mal, les créanciers comprenaient aussi la situation et ne nous pressaient pas. Ils voyaient que nous avions été escroqués, ils voyaient que nous avions perdu – plus d'argent qu'eux et toutes les difficultés, c'était nous qui devions tout supporter ! ` Dans la nouvelle maison, un peu éloignée du marché, tu devais aller au marché plusieurs fois par semaine, tu avais plus de mal, mais la maison était grande, les enfants avaient de la place pour manger et étudier. Et cette maison, une maison de Kiến-thiết, a aussi été en partie 1.0 ỐÊẦ7ĨỶÝẲ-_ẠẠ— | grâce à toi. Mon caractère ne voulait déranger personne, . donc chaque fois qu'il y avait une circulaire pour l'attribution de maisons, bien que j'aie fait une demande, je n'allais jamais faire de lobbying, me plaindre ou supplier. Je comprenais qu'en ces temps, la supplication n'avait | aucun sens sans une faveur, Les maisons de Kiến-thiết étaient construites, disait-on, pour être attribuées au public, mais en réalité, peu de fonctionnaires en ont bénéficié. C'est alors que j'ai connu Monsieur Đ... un haut fonctionnaire influent à la Présidence. Cet homme aimait écrire de la poésie, je l'ai connu par le biais de la littérature. J'ai demandé ses poèmes, ses écrits et sa biographie pour les donner à Thái-Bạch afin qu'il les imprime dans le livre VIỆT-NAM THỊ NHÂN HIỆN ĐẠI.
Page imprimée 149Grâce à cette connaissance, ma demande de logement a enfin abouti. Il est intervenu auprès de Kiến-thiết pour nous aider, mais Kiến-thiết ne nous a attribué qu'une petite maison à Phú-Thọ. Nous deux sommes allés la voir.
J'avais l'intention d'accepter cette maison mais tu as dit :
- Une maison aussi petite, comment pourrions-nous y vivre à l'aise ?
De toute façon, tu lui es déjà redevable, tu devrais lui parler pour qu'il nous aide à obtenir une autre maison.
Ông nhà thơ a vraiment été dévoué. Je lui ai de nouveau demandé d'intervenir et c'est grâce à cette dernière intervention que nous avons eu : la maison d'aujourd'hui. Nous n'oublierons pas sa bonté.
La question du logement était pour nous, disons, temporairement réglée.
Vivre à Saigòn et avoir une maison comme celle d'aujourd'hui est un souhait pour beaucoup.
En emménageant dans la nouvelle maison, nous avons vécu paisiblement dans le bonheur familial. Nos enfants grandissaient de jour en jour, leurs études progressaient de jour en jour. Les petits grandissaient, tu n'avais plus à t'inquiéter des naissances. Concernant les finances, bien qu'un peu justes, mais tu étais habile à gérer les dépenses, nous avons quand même pu supporter le manque avec mon maigre salaire de fonctionnaire † ì. Nous aurions été heureux s'il n'y avait pas eu le coup d'État manqué de 1960. Ông Ngô-đình-Diệm était détesté, les gens l'ont renversé, cela ne me concernait en rien, bien que je n'aimais pas non plus Ông Ngô, surtout la politique dictatoriale de lui et de ses frères et l'attitude sycophante de ses partisans. Pourtant, lorsque le coup d'État a échoué, notre famille a été affectée, et j'ai été démis de mes fonctions par Ông Tổng-Trưởng Nguyễn-Lương. À ce moment-là, j'étais Directeur au Ministère des Affaires Sociales, et le Ministère était rempli de membres du parti Cần-Lao, ces membres du parti se disputaient pour gagner du mérite et avancer. Ils cherchaient juste des occasions de calomnier tout le monde. Le coup d'État de 1960 a échoué ; ils ont rapporté au parti que j'avais osé retirer la photo de Ngô-đình-Diệm. Où que soit la photo de Ngô, qu'elle y reste, pourquoi l'aurais-je touchée. Jamais je n'aurais fait une chose aussi inconsciente. Je ne l'ai pas fait, mais quand les membres du parti Cần-Lao ont rapporté, cela signifiait que je l'avais fait ! Et Ông Nguyễn-Lương m'a démis de mes fonctions. Parler de Ông Nguyễn-Lương est dégoûtant. Il avait tellement peur de Ngô qu'il a perdu toute intégrité et est devenu pitoyablement sycophante \. Un supérieur qui n'ose pas défendre son employé, même s'il sait que son employé est innocent. Notre sort, surtout le tien, était vraiment difficile l. Les dettes dues à l'escroquerie n'étaient pas encore remboursées, maintenant je perdais mon emploi, je perdais mon emploi à Sàigòn les mains vides et avec onze jeunes enfants ! Notre situation, quiconque la voyait de l'extérieur s'inquiétait pour nous ! Tu t'inquiétais aussi, mais tu étais complètement : calme. L'année dernière, tu as à la fois remboursé d'anciennes dettes, - — et réussi à jouer à un bát họ. Tu as pris ce bát họ l, nous n'avons pas eu à nous inquiéter au début, nous allions calculer progressivement.
Page imprimée 151Je me souviens, en restant à la maison, je ne faisais que lire des livres, collecter des documents pour écrire des livres et grâce à ce travail, ces dernières années, nous avons pu respirer plus facilement, les gens sont revenus aux sources, les livres de recherche sur les coutumes traditionnelles ont trouvé des lecteurs.
Certains jours où tu allais au marché, je te conduisais et te ramenais. Malgré les difficultés, nous avions encore la voiture pour emmener les enfants à l'école et de temps en temps rendre visite à Ba ou à Thanh et sa femme. - Tu t'es inquiétée dans tous les sens, demandant à des amis de faire pression et de me présenter aux Linh-Mục ; et grâce à l'intervention de ces derniers, après six mois sans emploi, j'ai pu reprendre le travail.
Page imprimée 152J'ai dû arrêter de travailler, tu étais la plus inquiète, et quand j'ai pu reprendre le travail, chaque année, à chaque Noël, tu n'oubliais pas les Linh-Mục qui nous avaient aidés, tu achetais toujours des cadeaux pour leur souhaiter un joyeux Noël et leur renouvelais nos remerciements. Nous les avons aussi invités à la maison pour un repas afin de leur montrer notre respect, l surtout à Cha Quý et au vieux père Gautier.
Tu n'es plus là, désormais je m'inquiète seul l, où te trouver pour discuter du pour et du contre Ì. Et chaque fois que je rencontre quelque chose à calculer, je pense à toi, combien tu m'as aidé, combien de tâches tu as assumées dans la famille ! Dans les moments difficiles, tu as soutenu mon moral, et quand il fallait faire des efforts, tu étais celle qui m'encourageait ! Désormais ma vie est vraiment solitaire, où te trouver pour partager joies et peines ! Si je vois quelque chose, je ne vois que ta photo sur l'autel solitaire, quelques bâtonnets d'encens exhalant de la fumée comme pour évoquer le souvenir ! Et s'il reste quelque chose, ce sont les jours où je vais visiter ta tombe pour être plus près de ton _ corps ; ma chérie, ton _ corps se désintégrera avec le temps pour retourner à la poussière, mais mon amour et mon souvenir pour toi ne s'éteindront jamais, ˆ plus le jour de ta mort s'éloigne, plus ma douleur semble se multiplier ! On dit que le temps guérit ` toutes les blessures, mais -je sais, il y a des gens qui, quarante ans plus tard, évoquent leur femme diligente et fidèle séparée à mi-chemin, cette personne verse encore des larmes, et le souvenir affectueux de sa femme semble inonder sa vieillesse !
Page imprimée 153Alors, quel sens le temps a-t-il face à la douleur des gens ! On peut oublier un beau paysage, mais qui pourrait jamais oublier les souvenirs profondément gravés dans l'esprit ! Ton image est un souvenir impérissable pour moi, ma chérie ! ` Ma chérie ! Chaque fois qu'il y avait quelque chose de contrariant, en en parlant avec toi, le chagrin s'apaisait. Aujourd'hui, être triste seul est une chose, mais quand il y a quelque chose de joyeux, à qui le dire ? Sans toi, la joie se transforme aussi en tristesse, et même en une tristesse encore plus ì grande. Je crains la tristesse, mais je crains encore plus la joie ! La tristesse, je l'embrasse seul, mais la joie, si je ne peux pas l'exprimer avec toi, alors la joie n'est qu'une tristesse trop amère !
Ma chérie ! Te perdre, c'est tout perdre pour moi ! xÍ Je suis retourné travailler en 1961 ! Cette année-là, notre fille l Uyễn a réussi la dernière partie de son Baccalauréat II. Thằng Đạt a aussi commencé - à marcher et à parler. Élever les enfants est aussi devenu moins difficile.